Spectateurs, lecteurs et écrivains en herbe

Les anniversaires des deux derniers mois…

Le hasard des publications sur le net a voulu que les enfants qui fêtaient leur anniversaire au mois de mars n’aient pas encore eu la photo de leur petite fête entre amis. Mais à 4 ou 5 ans, c’est plus le gâteau qui compte que la photo, et côté gâteau, les enfants du mois de mars n’ont pas été oubliés, comme ils n’ont pas oublié de régaler leurs petits camarades.



 

 






 

Un anniversaire, c’est important! C’est preuve que l’on grandit! D’ailleurs, après l’anniversaire de Romy et de Manon, 5 ans, le débat s’est engagé: c’est quoi avoir 5 ans? Qu’est ce que cela veut dire? Les réponses ont vite été trouvées: c’est parce qu’on a mangé des légumes, parce qu’on ne fait plus la sieste, c’est être grand… Heureusement, avec l’aide de la maîtresse, on a trouvé: cela fait 5 ans qu’on a quitté le ventre de maman…Étonnant, non? Plusieurs d’entre nous, pour ne pas dire tous, ne faisaient pas le lien entre anniversaire et naissance!


Ateliers  d’un jour, atelier pour réussir et se sentir grand




De la visite dans l’école: les Mercenaires du Temps:

On avait bien entendu que des chevaliers allaient rendre visite à nos voisins les Grands. On était content pour eux. On aime bien les chevaliers nous aussi! Et à notre grande surprise, on a été invité sous le préau à assister au jugement de brigands par le Comte de Toulouse! Et tout cela s’est fini par une démonstration de combat dans la cour de l’école….
D’ailleurs, dès qu’on a eu une minute, on a vite demandé à nos copains les Grands ce qu’ils étaient allés faire en dehors de l’école avec les chevaliers. Ils nous ont dit, les veinards, qu’ils avaient visité le village à la recherche des traces du moyen Age. Et que même ils avaient été attaqués par des brigands! Ils ont du avoir peur, même si les Chevaliers étaient là pour les protéger!

Ils nous ont même montrés quelques photos qu’ils avaient de leur sortie. On vous les partage aussi:




Ecole et Cinéma: un rituel annuel

Nos copains les grands nous l’avaient dit: c’est drôlement bien quand on va aux séances d’Ecole et Cinéma. Ce sont des films (souvent des animations) qui sont spécialement destinés aux enfants de maternelle.


C’était tout comme nous avait prévenu nos copains qui l’avaient déja fait: prendre un gros bus pour aller à Bagnols, aller s’asseoir dans les fauteuils du cinéma, et attendre que ca commence! Génial! Bien sûr certains d’entre nous étaient déjà allés au cinéma, mais avec les copains (et la maîtresse) ça n’arrive qu’une fois par an!


On a été sage dans les rues, fiers de montrer que les enfants de l’Ecole de Codolet savent respecter les règles de sortie dans les rues de la ville!


C’était épuisant, et certains d’entre nous ont profité du confort des sièges du bus pour continuer la séance en fermant les yeux. A moins qu’ils ne se soient endormis?


 

Objectif: apprivoiser nos petits doigts



Des ciseaux, des crayons, des lignes: tout un travail à faire pour réussir à maîtriser les gestes qui vont devenir essentiels dans notre vie d’écolier, voire de grands!



L’imagination est à la base de nos créations. Mais l’observation aussi. Et c’est parfois difficile de reconstruire ce que l’on a vu… Les résultats sont bien réussis!


Les jeux à plusieurs (ou jeux dits de société)  font progresser nos compétences dans le domaine des relations avec les autres


Lire: une passion née de l’envie

Nous progressons dans le décodage, nous arrivons à lire de petites phrases et à  associer  des images qui correspondent à ces petites phrases.





Le compte est bon



Des ateliers où il faut avoir le bon bout





Des rituels qui deviennent des habitudes: 

Nous avions déjà parlé des rituels qui prenaient une place chaque jour plus importante… Compter les présents, noter les absents, écrire la date ne semble pas poser de problème particulier. Le  rituel de l’arrosage des plantes vertes est moins facile à gérer. On les aime bien les plantes, nous. Et on sait qu’elles ont besoin d’eau. Alors, on leur en donne…Malheureusement, si on leur en donne trop, elles dépérissent et font « pipi » sous leur pot! ..Et si on les oublie, elle dépérissent aussi…Il faut trouver un juste milieu, et grâce à ce rituel, nous prenons conscience de la fragilité du monde du vivant!


Des écrivains en herbe:

Lire est une envie. Ecrire est un besoin, pour partager ce qu’on a à raconter. C’est la deuxième étape de notre apprentissage des sons, et nous progressons aussi dans ce domaine. Voici le résultat de ces expériences.

Mise en place d’ateliers d’écriture :

Aujourd’hui il s’est passé quelque chose d’extraordinaire dans notre classe, des écrivains sont nés! Comme ceux qui écrivent des livres. La maîtresse avait déjà expliqué que les livres qu’elle nous lisait été écrits par des auteurs, des écrivains; et elle nous a dit que nous aussi on pouvait, si on en avait envie devenir des écrivains. Alors certains d’entre nous se sont mis au travail.

Dans un premier temps nous avons réfléchi a ce que nous aurions envie de dire à travers notre cahier d’écrivain. Puis nous avons commencé par dessiner de façon aussi précise que possible ce dont nous voulions parler. Grâce à nos activités précédentes avec le bonhomme de neige, nous savons maintenant réaliser des dessins plus précis.

Puis est venu le moment tant attendu, nous sommes devenus des écrivains. Ca n’a pas été difficile, même si on y a passé beaucoup de temps. Il suffit de faire chanter les mots de nos phrases, ça on sait le faire depuis longtemps dans notre classe, puis on a écrit ces sons sur nos feuilles. S’il nous manquait des sons , on allait le demander à la maîtresse ou à un copain qui lui les connaissait.

Et voici le résultat : nous en sommes très fiers et notre maîtresse aussi.

Nous avons créé un club : le club des supers écrivains!


 

 

Romy 5 ans (MS) a demandé à un camarade le son « an » et a demandé le son « ll » à la maîtresse. Romy a su écrire « avec » grâce aux cartes « lecture de phrases ».


Solea, 4 ans (MS) : travail en autonomie, a demandé le son « an ». La maîtresse a écrit le son « in » car elle n’avait plus de place.


Manon tout juste 5 ans (MS) était très motivée: elle a passé 35 minutes à demander à différents camarades les sons dont elle avait besoin, afin d’écrire sa phrase. Travail en quasi autonomie.